Karaté : bien au-delà d’un sport; une discipline!
Le karaté est un art martial d’origine japonais. Selon le style de karaté pratiqué, le karatéka (personne pratiquant le karaté) apprendra différentes techniques d’échauffement, d’entrainement physique, de frappes, d’auto-défense, de combats et des Katas (exécution de techniques/mouvements contre un adversaire fictif).
Les groupes musculaires les plus sollicités et comment les entrainer ?
L’ensemble des muscles de notre corps est sollicité, mais plus spécifiquement les muscles des jambes (mollets, quadriceps, ischio-jambiers et fessiers) et des régions abdominale et dorsale. Effectivement, les motions et les techniques sont initiées à partir des jambes et la force déployée à partir du sol est transmise à l’ensemble du corps. Une bonne stabilité du tronc permettra aussi au karatéka d’optimiser son équilibre lors des différentes techniques.
Étant donné que le karaté nécessite de la puissance, de la vitesse, de l’endurance et de l’équilibre, l’entrainement musculaire/physique sera orienté vers ces composantes afin de lui permettre d’augmenter son efficience. L’acquisition de ces éléments permettra également au karatéka d’optimiser sa posture et de faciliter l’ensemble des tâches physiques réalisées au quotidien (ex : transport/soulèvement de charge, endurance statique)
Les blessures les plus fréquentes et leurs traitements?
Dépendamment du style de karaté pratiqué (avec limite de contact ou non lors des combats), les blessures peuvent varier. Les blessures les plus communes surviennent au niveau du poignet / main / doigts en raison des frappes multiples (entorse et fracture), de la cheville (entorse) et du genou (entorse, élongation musculaire). On peut retrouver également, en raison des coups portés, des contusions musculaires et même une commotion cérébrale.
Entorse
Élongation de la structure ligamentaire. La sévérité de la blessure dépend du grade de la lésion et influence proportionnellement le pronostic de récupération.
Signes et symptômes :
- Douleur
- Enflure
- Restriction de mobilité avec ou sans boiterie dans le cas d’une entorse à la cheville ou au genou
- Faiblesse
- Diminution équilibre (stabilité)
Traitements :
- Gestion de la douleur et l’inflammation : glace, élévation, bandage de compression, repos, électrothérapie et béquilles sont quelques traitements pertinents
- Restaurer l’amplitude articulaire et la flexibilité : thérapie manuelle et exercices de mobilité et étirements
- Augmenter la force musculaire et la proprioception : exercices de renforcement et de stabilité
- Retour progressif dans les activités et les sports : conseils et progression d’entraînement.
Commotion cérébrale
Traumatisme au cerveau causé par une force externe, entraînant des lésions telles qu’une altération de l’état de conscience et des incapacités cognitives, comportementales et physiques.
Signes et symptômes :
- Maux de tête
- Fatigue / perturbation du sommeil
- Nausées
- Étourdissements / vertiges, sensation d’être au ralenti
- Problèmes de concentration ou de mémoire
- Vision embrouillée, sensibilité à la lumière ou aux bruits et labilité émotionnelle.
Lorsqu’une blessure survient, il devient intéressant de consulter rapidement votre physiothérapeute afin d’avoir une évaluation détaillée de la problématique, de déterminer un plan de traitement et d’obtenir des conseils appropriés à la situation pour faciliter votre récupération ainsi que votre retour au sport.
Traitements :
- Période de repos initial pendant au moins 48h
- Limiter les activités intellectuelles qui demandent de la concentration
- Favoriser un environnement calme
- Ne pas pratiquer d’activités physiques
- Ne pas consommer d’alcool / drogues
- Limiter la conduite automobile
- Protocole pour une reprise graduelle des activités intellectuelles
- Reprise d’activités à domicile sur de courte période (15 à 20 min)
- Reprise graduelle d’activités structurées à temps partiel (école / travail / loisirs)
- Reprise graduelle d’activités structurées à temps complet (avec adaptation si nécessaire)
- Protocole pour une reprise graduelle des activités physiques et sportives (attendre 24h entre chaque étape), le tout, selon tolérance.
- Activités très légères sans augmentation des symptômes (15 à 20 min)
- Activités aérobiques individuelles légères (20 à 30 min)
- Exercices individuels spécifiques à l’activité/sport
- Exercices/entraînement plus exigeants (si pas de symptôme au quotidien)
- Entraînement sans restriction (autorisation médicale nécessaire pour sport avec contact)
- Retour à la compétition
Si vous avez de plus amples questions sur ce sport, sur l’entrainement physique spécifique au karaté ou pour prendre rendez-vous, n’hésitez pas à communiquer directement avec nous à la clinique.